LES ARTICLES D’HYGIENE A USAGE UNIQUE, QUELS BENEFICES ?

Les protections périodiques sont des articles d’hygiène à usage unique ; par définition ils ne sont pas réutilisés après avoir rempli leur fonction. Ce sont des articles toujours neufs, prêts à l’emploi et permettant de limiter les risques de contamination de la personne ou de son entourage.

L’usage unique reste incontournable afin de lutter contre la transmission de germes ou de bactéries. De nombreuses études soulignent que l’usage unique est une garantie de meilleure hygiène pour ceux qui les utilisent. Les produits d’hygiène absorbants présentent un niveau de technicité, de confort et de discrétion que des millions de gens à travers le monde considèrent comme tout à fait satisfaisant.

Depuis leur création, les produits d’hygiène absorbants ont d’une manière générale contribué au progrès social et sociétal en termes de qualité de vie et de bénéfices en matière d’hygiène et de bien-être. Des innovations successives ont permis d’améliorer les produits de façon substantielle.

LE SCT*, UNE INFECTION RARE MAIS GRAVE

Le choc toxique staphylococcique, plus communément connu sous le nom de syndrome du choc toxique (SCT), est une infection rare mais grave qui peut toucher tout individu (homme, femme, enfant). Dans certains cas, le SCT est lié à la période menstruelle chez la femme [22 cas sur les 82 cas de SCT rapportés en 2014 par le CNR des staphylocoques*]. Pour réduire les risques de SCT menstruel, il est essentiel que les femmes en connaissent les symptômes et qu’elles observent des règles d’hygiène élémentaires lors de l’utilisation de protections périodiques internes.

Staphylococcus aureus ou staphylocoque doré est une bactérie très commune. 30 à 50% de la population est porteur sain du staphylocoque doré [Institut Pasteur de Lille, juin 2016] qui fait partie de la flore bactérienne naturelle de la peau et des muqueuses (nez, gorge, vagin…). Le SCT est une forme particulière de choc septique pouvant survenir suite à la libération d’une toxine (TSST-1*), produite par une souche particulière de staphylocoque doré, chez des sujets n’étant pas immunisés contre TSST-1.

Le SCT menstruel

Le syndrome de choc toxique est parfois associé à la colonisation vaginale par une souche de staphylocoque doré producteur de TSST-1. Lorsqu’elles utilisent une protection périodique interne au moment des règles, il est possible que des femmes qui n’auraient pas développé de défenses immunitaires contre la toxine présentent, dans de rares cas, un risque de développer un SCT d’origine menstruel.

Reconnaître les symptômes pour agir efficacement

Les symptômes du SCT menstruel apparaissent soudainement, il est donc essentiel de les reconnaître rapidement. Ces symptômes sont initialement semblables à ceux d’une grippe ou d’une gastroentérite et peuvent rapidement se transformer en une infection grave dont l’issue peut s’avérer fatale. Plusieurs symptômes peuvent ainsi apparaître (parfois non concomitants) : maux de tête, maux de gorge, forte fièvre, vomissements, diarrhées, éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil, vertiges, douleurs musculaires, étourdissements, évanouissement ou état proche de l’évanouissement. La peau peut également desquamer. Si ces symptômes surviennent lors de l’utilisation d’un tampon ou d’une coupe menstruelle, il faut impérativement retirer le produit et consulter immédiatement un médecin : une prise en charge rapide est indispensable pour l’efficacité du traitement.

Respecter des règles d’hygiène et d’utilisation

  • Dans tous les cas, se laver les mains avant d’utiliser une protection périodique.
  • Se laver les mains après avoir retiré sa protection périodique usagée et avant d’en mettre une nouvelle.
  • Changer son tampon périodique régulièrement (toutes les 4 à 8 heures).
  • Utiliser toujours le niveau d’absorption plus faible adapté à son flux. Se reporter à la symbolique commune des gouttelettes figurant sur les boîtes de tampons.
  • S’assurer d’avoir retiré le tampon usagé avant d’insérer un nouveau tampon périodique dans le vagin. Dans tous les cas, n’utiliser qu’un seul tampon à la fois.
  • Ne pas oublier d’enlever le tampon à la fin des règles.
  • Ne pas utiliser de tampon périodique en dehors des règles.

L’engagement des fabricants

Les fabricants de tampons périodiques ont pris l’initiative d’harmoniser au sein de l’Union Européenne l’information à porter aux utilisatrices de ces produits. Ils ont créé en 1999 un Code de Bonnes Pratiques (EDANA* Tampon Code of Practice) reconnu par la Commission Européenne, qui présente en particulier un système de gouttelettes classant l’absorption des tampons en 6 catégories.

Ce système de gouttelettes apparaît sur l’emballage du produit. L’utilisatrice reconnaît ainsi le niveau d’absorption qu’elle recherche au nombre de gouttelettes présentées : du moins absorbant (une goutte) au plus absorbant (six gouttes).

Dans le respect de ce code, les paquets de tampons périodiques contiennent également d’importantes informations sur le syndrome du choc toxique menstruel, « une maladie rare mais grave », et des instructions précises sur la manière d’utiliser correctement les tampons.

Pour la bonne utilisation des tampons, il est important de prendre connaissance des informations figurant sur l’emballage et la notice détaillée présente dans les boîtes de tampons.

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  • CNR des staphylocoques (Centre National de Référence des staphylocoques) : le CNR des Staphylocoques (laboratoire de bactériologie du CHU de Lyon) est chargé de contribuer au diagnostic et à la surveillance épidémiologique des infections humaines causées par les staphylocoques.
  • SCT : syndrome de choc toxique (= choc toxique staphylococcique).
  • TSST-1 (toxic shock syndrome toxin-1) : toxine produite par une souche particulière de staphylocoque doré, à l’origine du SCT.
  • EDANA (European Disposables And Nonwovens Association) : association basée à Bruxelles représentant l’industrie des nontissés et ses secteurs connexes.